Bureau Libre - Free-EOS

Bienvenue sur le site collaboratif des utilisateurs et des partenaires du Cédérom Bureau Libre Free-EOS Sur son cédérom, le projet Bureau Libre Free-EOS propose une compilation de logiciels libres performants et utilisables dans l'environnement Windows. A travers ce site, ce projet de diffusion accompagnée des outils bureautiques et multimédias libres a pour objectif de poursuivre l'accompagnement des utilisateurs, et de leur permettre de partager leur expérience et leurs usages de ces logiciels.

Histoire de Bureau Libre Free-Eos

Une rencontre

L'histoire de ce CD de logiciels libres, c'est d'abord la rencontre du réseau des initiatives brestoises et du projet Free-EOS, et maintenant de l'Université Européenne de Pinel Brest Bretagne.

D'un côté une série d'actions concrètes pour que les outils de l'internet et du multimédia se diffusent dans la ville en accompagnant les usages : des dizaines de points d'accès publics à internet à moins de 300 m de chez soi, un appel à projet annuel sur les usages, des dizaines de formations autour de l'écrit public pour apprendre à publier .. De l'autre une expérience de distribution de logiciels libres pour les centres de l'AFPA Et une envie commune de contribuer à élargir les biens communs en mettant à la disposition du plus grand nombre les logiciels libres.

C'est aussi une initiative qui prend forme lorsque les outils de traitement de texte (Open Office) de navigateur (Firefox) de courrier électronique (Thunderbird) deviennent faciles à utiliser dans l'environnement système le plus répandu : Windows.

Qu'est-ce qu'un logiciel ?

Partons de la base pour bien se comprendre. Un logiciel, ou programme informatique, peut être comparé à une recette de cuisine : c'est une suite d'instructions

Ex : « peler les pommes de terre, monter les blancs en neige, faire blanchir le choux, etc. »

On remarque que ces instructions : peler, monter, faire blanchir, sont associées à des ingédients : pommes de terre, blancs d'oeuf, choux. Pour un programme informatique, on parlera des données. L'exécution du programme a pour effet de transformer les données en entrée (les ingrédients pour une recette) et ainsi engendrer de nouvelles données (le plat ou met pour la recette).

Dans le cas d'un programme informatique, il pourra s'agir par exemple

du document qu'on aura confectionné à l'aide d'un programme de type traitement de texte ; d'un morceau de musique que l'on aura fabriqué à l'aide d'un synthétiseur ; d'une photo que l'on aura extraite de son appareil à l'aide d'un programme de téléchargement, puis retouchée grâce à un programme de retouche d'image. L'ordinateur traitant l'information sous forme de nombre, pour lui la nature de la donnée ne fait aucune différence, il s'agit toujours de nombres. Des dispositifs matériels le plus souvent sous le contrôle d'un programme informatique permettent de faire passer ces nombres dans le domaine du réel et du sensible (son, visuel, mouvement, ...).

Pour la plupart des utilisateurs de l'informatique, les données sont leur bien en propre alors que les programmes sont fabriqués par d'autres.

Qu'est-ce qu'un format de données ?

Le format des données c'est la description de la méthode qui permet le passage entre l'information sensible (son, visuel, mouvement, ...) et l'information nombre.

Qu'est ce qu'une licence de logiciel ?

Lorsque l'on prend possession (terme impropre, voir plus loin) d'un logiciel, qu'il soit libre ou propriétaire, on signe avec le titulaire des droits sur ce logiciel (son créateur, la société qui le produit, ...) un contrat de licence qui définit très précisément les droits et les devoirs respectifs des contractants. En général, un contrat de licence de logiciel vaut seulement droit à utiliser sans que s'opère pour autant un quelconque transfert de propriété. C'est pourquoi des droits tels que ceux inhérents au logiciel libre, « liberté d'étudier le programme, liberté de copier, etc. », doivent être explicitement formalisés dans le contrat de licence attaché au logiciel. Le droit d'auteur dont relève le logiciel en Europe est certes complexe, mais il y a au moins une chose simple à se souvenir, c'est que tout ce qui n'est pas explicitement autorisé par le biais d'une licence est a priori interdit (il existe cependant quelques exceptions à la règle, mais pour le logiciel cela se réduit à peu de choses, ex : copie de sauvegarde).

La GNU/GPL, une licence emblématique du logiciel libre

Il existe un grand nombre de licences de logiciel de par le monde, y compris de licences dites libres, ou presque. Il est donc assez difficile de s'y retrouver. Heureusement, les communautés d'informaticiens s'accordent à considérer que l'une d'elles constitue la référence du logiciel libre tel que le concept des 4 libertés le définit. Il s'agit de la GNU/GPL. GNU est un acronyme que seuls les informaticiens apprécient, GPL signifiant General Public License, en français Licence publique générale. Cette licence dont on trouvera les références dans la section « en savoir plus » permet notamment de garantir qu'un logiciel libre ne pourra pas faire l'objet d'une appropriation privée et être ainsi, lui ou ses dérivés, soustrait à la collectivité.

Qu'est-ce que le code source d'un logiciel ?

Si l'on revient un instant à l'analogie avec la recette de cuisine, on peut dire tout simplement que le code source, c'est ni plus ni moins que la recette elle-même. Je vous donne la recette, vous êtes donc en mesure de l'essayer, de l'examiner, et pourquoi pas de la modifier pour y mettre votre grain de sel personnel. Et si c'est réussi, pourquoi ne pas en faire profiter les autres ? Et avec Internet, c'est pas compliqué de la mettre à disposition du monde entier. Ça, c'est l'esprit point par point du logiciel libre.

La recette de cuisine vue par un éditeur de logiciel propriétaire, en gros, voilà ce que ça donne. :

vous fournissez les ingrédients selon préconisation du cuistot propriétaire, vous lui confiez ceux-ci et lui réglez d'avance une facture pour service rendu. Celui-ci va alors s'enfermer dans son laboratoire, vous laissant à la porte. Puis, au bout d'un certain temps, il réapparaît avec le plat fumant qu'il vous tend. Comment a-t-il procédé pour confectionner celui-ci ? A-t-il vraiment utilisé vos ingrédients (vos données) ou les a-t-il réservées à d'autres fins ? Vous n'avez a priori aucun moyen de le savoir. Vous me direz peut-être qu'il faut être un peu parano pour se poser ce genre de question et que ce chef, si cela fait déjà 10 ans qu'il vous fabrique ses petits plats, vous n'avez aucune raison d'être aussi suspicieux. Effectivement, mais à moins de connaître personnellement le patron de chacune des entreprises qui vous vendent leur logiciel propriétaire, le problème de confiance se pose. Quand vous utilisez un logiciel libre, le fournisseur est contraint de mettre son code source à disposition. Si vous n'êtes pas cuisinier pour un sous, d'autres le sont et pourront examiner le code et déceler d'éventuels problèmes. En général, ceux-ci seront vite réparés par les utilisateurs experts en cuisine et la version corrigée aussitôt mise en circulation.

Et quand j'achète un logiciel propriétaire auprès d'un éditeur, que me donne-t-on au juste ?

Il vous confie une copie du code binaire, ou code exécutable, du programme et vous fait signer un contrat de licence par lequel vous vous engagez à respecter toutes les contraintes d'usage qui y sont énoncées. Cela se traduit en général par une case que vous cochez au bas d'un texte de plusieurs pages (nous y reviendrons) .